mercredi 10 février 2016

L’Alpine Classique à Chamrousse - 19 et 20 mars 2016


Les 19 et 20 mars 2016, la station de sport d’hiver Chamrousse 1750 en Isère accueille la 2e édition de l’Alpine Classique. Un rassemblement de gentlemen drivers & skieurs à la sauce Vintage.

La station de Chamrousse a notamment fait parler d’elle en 1968 à l’occasion des Jeux Olympiques d’hiver où Jean Claude Killy s’offrait un triomphe en remportant les trois médailles d’or en ski alpin. Fier de ce patrimoine et de cette histoire, la jolie station du massif de Belledonne au dessus de Grenoble, accueille le 2e rassemblement annuel des gentlemen skieurs. Cette idée, nous la devons à Sébastien Chirpaz, le patron de “A piece of chic”, une très belle marque de foulard en soie de Lyon portée par la mouvance des amateurs de mode vintage.
Lors de la première édition une centaine d’amateurs avaient fait le déplacement. Les véhicules de collection étaient de la fête et s’offrait un petit rallye en montagne.

Cette année pour ce 2e rendez-vous les skieurs à la mode « revival » se voient proposer un rassemblement de voitures et motos de collection d’avant 1970 mais également une invitation à découvrir le Telemark en participant à un concours d'élégance. Ils pourront aussi participer à une course de luge sans oublier, une démonstration de ski Joering, une superbe soirée cabaret et burlesque au restaurant d’altitude et, c’est une première, une brocante de ski et matériel de montagne vintage sera proposée pour vider les greniers.

Cette année, le clou du spectacle sera l'organisation d'un "Slalom vintage" avec 2 catégories. Une catégorie "Austrloskithéque” avec ski en bois, chaussures en cuir, matos années 30 à 40 (taillés dans la masse, sans semelle, avec ou sans carre) et une catégorie "Bipzdusdansl’pentus” avec matériel des années 50-60 (ski lamellés collés et semelle). Cela s'annonce épique !

L’Alpine classique, Sébastien Chirpaz, Tél. 07 86 50 20 21, mail : sebastien@apieceofchic.fr ou Maud Giroud, e-mail : com-magi@live.fr

http://www.alpine-classique.com/

mercredi 27 mai 2015

Le Monotrace au Vintage revival Montlhéry

Dans cette vidéo réalisée par la famille Amilhat, membres fondateurs des Avions de la route en 1995, on retrouve toutes les valeurs du YCAR.
Qu'il en soit ici remerciés et que le grand mamamouchi en chaussettes rouges leur prête longue vie !

jeudi 14 mai 2015

VINTAGE REVIVAL MONTLHÉRY : La belle histoire !


Le Yacht-club des avions de la route ne s'est jamais aussi bien porté © S. Zanivan

Au printemps 2010 : « Igor y a un jeune mec sympa qui veut faire une grosse manifestation à Montlhéry avec des avant-guerres, toi qui a fait les manifs de Jacques Potherat comme speaker tu devrais voir avec lui. » Mon ami Pascal Behr était en contact avec un certain Vincent Chamon…
Depuis, tout le monde connaît l’histoire. Le petit Vincent est devenu grand et après trois Vintage Revival Montlhéry il est l’un des personnages les plus importants de la scène « avant-guerre » d’exception en Europe continentale et reconnu comme tel outre Manche. L’exploit est de cumuler cette position aussi bien dans le monde de l’auto que dans celui de la moto.
Equipé d’une cinquantaine de bénévoles, à l’expérience longue comme le bras pour certains, il sélectionne, accueil et organise le VRM comme une kermesse de campagne. Le budget d’organisation est dérisoire par rapport aux grosses machines que l’on voit par ailleurs et pourtant le résultat est juste exceptionnel.
Deux grands musées internationaux sont là : le Brooklands museum et son homologue allemand d’Hockenheim ne loupent aucune édition de cette bisannuelle. Jean-Frédéric Frot « Freddy » installé depuis un temps certain au Rosbifland fait la jonction anglophone de façon admirable. « En 2011, un “Salmsoniste” du VSCC l'avait aidé à racoler les rosbifs mais immédiatement après le Vintage, il a dit à Vincent que cela prenait trop de temps et a rendu son tablier. Vincent a donc passé une annonce dans le forum de l'Association des Tricyclecaristes de France en demandant si quelqu'un pouvait lui filer un coup de main. Je me remettais à peine d'un arrêt cardiaque et je ne me sentais pas d'attaque mais quelques mois plus tard personne ne s'était proposé et je me sentais mieux, je lui est donc offert de lui filer un coup de main. Nous nous sommes donc rencontrés à Rétromobile en 2012 et tout de suite ça a bien collé. On avait exactement les mêmes vues sur ce que devait être le VRM. Au fil du temps nous sommes devenus une espèce de binôme et Vincent a suffisamment confiance en moi pour que nous prenions les décisions importantes ensemble. C'est un travail journalier pendant 18 mois qui me passionne et je suis très heureux d'aider ce gars si enthousiaste et dynamique. » Et tout le monde se rend compte que dans le paddock et sur la piste c’est « bonne humeur » à tous les étages. Bon, il y a toujours le mariole (français !), le gars auquel on demande gentiment de mettre un blouson pour rouler sur la piste et qui répond qu'il est indestructible parce qu'il a été pilote de chasse. Réponse des gentils organisateurs : « Et ils vous laissaient piloter les Mirage en slip ? ». Le “pilote” est reparti une main devant et une mains derrière… remettre un blouson… Passion des mécaniques improbables d’un autre temps, vision amicale d’un événement d’ampleur internationale, la “mayo” a pris et le VRM 2015 a atteint des sommets cette année encore.

Jacques Potherat doit se dire, de là-haut : « Merde, il est bon l’gamin ! »…

 

 20 piges pour le YCAR !

Cette édition avait une saveur spéciale car nous y fêtions les 20 ans des avions de la route. Ce cercle déclaré nulle part et affilié à personne a drôlement pris de l’essor en trois ou quatre ans mais on s’est souvenu des premières heures de ce cercle de poètes incongrus. Thierry Dubois et Jean-Claude Amilhat était là et même si nous faisions les marioles nous n’en menions pas large. On est un peu sensible chez YCAR !
La jeune génération est dynamique est pleine d’entrain (on lui doit les photos de ce sujet d’ailleurs), elle a été réunit grâce à l’outil du sieur Marc Zuckerberg mais une tranche non négligeable ne rechigne pas à participer à des événements remarquables. Le VRM en est un, au delà de tout ce que l’on peut rêver. Le gang aux chaussettes rouges a donc fait cause commune avec l’Indian club de France. Oui, le Ycar est aussi Bernard l’Hermite ! Merci à Isabelle et Olivier qui sont des valeurs sures pour notre petite entreprise.
Une vingtaine d’ycaristes et ycaristas se sont retrouvés et ont prêché la bonne parole durant tous le week-end, recrutant à tout va !
L’affluence anglo-saxonne et sa propension à rouler avec d’authentiques « avions de la route » furent la cerise sur le gâteau. Une Amilcar avec V8 Hispano OHC, une Mors à moteur Curtiss ou une Austin à moteur Scott-Hall, ça nous parle. Quelle surprise de voir que les autocollants du petit cercle de farfelus se multiplient sur les carrosseries de ces engins improbables et tellement britanniques… Surprise de voir la GN Parker de Justin Maeers affublé du précieux sésame !
Autre source de fierté, celle de voir notre « Jicé » national à bord de la fameuse Monotrace. Un casse-gueule comme on en fait plus ! L’homme de la ville rose a su déjouer les pièges de l’anneau et en devenir l’un des seigneurs. Fier de ça aussi.
Le Vintage revival Montlhéry est une grande messe où toutes les chapelles d’avant-guerre s’y retrouvent pour un bonheur partagé. Faudra encore plus de bénévoles en 2017, parce que ça va encore grandir… En tout cas, le Yacht Club des Avions de la Route y sera cela ne fait aucun doute avec ou sans la Coutry Spécial… Mais ça, c’est une autre histoire !


Justin Maeers sur GN Parker et l'autocollant magique ! ©DR



Pite-lane © Ch. Bourienne



Bugatti type 59 © Ch. Bourienne


Jean-Claude Amilhat © Ch. Bourienne


L'heure de se lancer après 18 ans de restauration © Ch. Bourienne


Leyland-Thomas #1 © Ch. Bourienne


Maserati 8CM #3015 ex B.Falchetto © Ch. Bourienne


Mr le Président de l'Indian club de France... sans tomber ! © Ch. Bourienne


Torpédo 4 cylindres en étoile... du grand art ! © Ch. Bourienne


Morgan at the top ! © Ch. Bourienne


Franck Chatokhine Triumph T100...
vole au dessus d'un nid de coucous !
© Ch. Bourienne


Moteur Curtiss aéro sur Mors 1907... The Oliver Way © Carol Quiniou




Caroline Bugatti et Marc Tudeau en pleine concentration.
Les Ycaristes sont au top ! © Carol Quiniou


Pendant ce temps les gosses font les cons !
le Sql, Mr N7 et Jicé d'Auto-Rétro
© Carol Quiniou


L'historique et l'héritier.
Jacques Potherat était aussi un Ycariste !
© Carol Quiniou


Vincent Chamon © Carol Quiniou


Les production Guivarc'h sèchent ! © Carol Quiniou


Guillaume Moreau
© Carol Quiniou



Philippe Bouchennot et Carol Quiniou










mercredi 13 mai 2015

Wheels & waves : 4e édition prometteuse !

Du 12 au 15 juin prochains, les Wheels & waves accueilleront la scène custom pour un superbe week-end sur la côte Basque. Le Yacht-CLub des Avions de la Route par le biais de son Sql y fera un saut avec ses nouveaux partenaires : Gentlemen's factory et A piece of chic !
Cette année, le programme s’enrichit et étend son terrain de jeu aux vastes confins du Pays Basque que le crew aime profondément. Alors que les “Wheels” sont prédominantes, les “Waves” auront aussi leur part du gâteau cette année avec l’introduction d’un contest de surf revival qui se déroulera sur 2 jours en fonction des vagues. Avec une organisation déléguée au crew local “The Switched Kick Out Surf Syndicate”, le “THIRSTY FINS” aura lieu sur la Plage de la Petite Chambre d’Amour à Anglet où le public pourra s’affronter sur des planches de type old school mises à disposition. Esprit fun, amateur et family friendly pour ce contest qui verra le gagnant récompensé d’un prix surprise qui en vaut la chandelle ! Les “Wheels”, quant à elles, seront de partout. A moteurs éteints, les plus belles motos custom seront exposées au cœur du rassemblement, au Phare de Biarritz. De véritables œuvres d’art tout droit sorties de musées, de collections privées, mais aussi des garages préparateurs les plus pointus d’Europe. On notera également la présence de Brough Superior.
Question adrénaline, c’est de l’autre côté de la frontière qu’on vous donne rendez-vous. Mix de course de côte et de sprint, le “PUNK’S PEAK” verra le jour le vendredi 13 ! Un total de 32 participants s’affronteront dans les règles de l’art (mais surtout à bout de souffle) sur la montagne de Jaizkibel - sublime spot surplombant la mer. Départ dans la terre et main sur le casque, les riders continueront leur course folle sur route de montagne vertigineuse, pour finir leur sprint final entre les multiples lacets. On a envie de dire “âmes sensibles, s’abstenir”...
Retour au calme, les terres paisibles du Pays Basque intérieur se réveilleront samedi 14 Juin. Le fameux RIDE Wheels and Waves propose un parcours d’environ 250 kilomètres par hordes de riders. Prévoyez maillots de bains mais aussi doudounes et bonnets, l’itinéraire prévu vous emmènera loin. (La carte du parcours sera mise en ligne très bientôt). C’est au Garage Foch, en face de la gare de Biarritz, que seront exposées les œuvres d’une quinzaine d’artistes. Et voici la liste    :

Moto

Horst Friedrichs / Nicholas Coleman / Conrad Leach / Paul D’Orleans / Polo Garat / BMW Ernst Henne / Brough Superior / Les Ateliers Ruby / Motul / Royal Enfield.
© Benoit Guerry

VERNISSAGE DE L’EXPO : JEUDI 12 JUIN À 19H00

Le point de ralliement reste le même pendant toute la durée du festival, rendez-vous au village expo au pied du Phare de Biarritz dès jeudi 12. Vous y trouverez les stands exposants de nos marques partenaires, studio photo, vintage fair, musique, bières, barbecues. WHEELS and WAVES est un festival gratuit, ouvert à tous. Seules les inscriptions au contest de surf, à la course de côté et au ride sont nécéssaires pour un bon déroulement, vous pouvez vous inscrire dès le 15 Mai sur le site :
www.wheels-and-waves.com

mardi 14 avril 2015

L'Hôtel d'Arvor : maison de famille depuis 1936

Au 104, rue Lazare Carnot à Lorient (56), Joëlle Marchalot ne sert la confiture maison qu'avec du beurre salé et dans de la jolie porcelaine aux couleurs de son établissement ! L'Hôtel d'Arvor a vu le jour en même temps que les "congepaye" et n'a pas quitté la famille de son mari depuis. Pourtant pas simple de rester debout avec une base sous-marine allemande à 10 secondes à vol de B-17. L'établissement ne dispose que d'une étoile mais quand on a pris 4 000 tonnes de bombes alliées sur le museau c'est déjà pas mal ! Qu'importe si on trouve le téléphone dans un recoin sur le palier... le Minitel vient d'être rangé. Mme Marchalot a repris l'affaire de sa belle-mère et compte bien redonner à cet endroit charmant, ses lettres de noblesses. Comme à l'époque où son défunt mari travaillait avec sa mère Marguerite et sa grand-mère Olympe.
Une vraie pension de familles. Les habitués de l'adresse se retrouvent le soir au salon ou dans le jardin avant de passer à table. Charmant, suranné mais pas ringard. Pour une nuit ou deux, le marin en escale ou le journaliste échoué y trouveront refuge. Le représentant de commerce pourra dormir tranquille, sa R16 trouvera facilement une place sous la protection de l'Eglise Sainte-Anne d'Arvor, juste en face.
Hôtel d'Arvor, 104, rue Lazare Carnot, 56100 Lorient, tél. 02 97 21 07 55. www.hotel-darvor-lorient.com

samedi 7 février 2015

Vente Baillon : Une leçon de marketing !


Rien de tel qu'une photo magnifique ! © Rémi Dargegen
par Igor Biétry

« €46M ce soir, 89% vendu ! 15 000 visiteurs/jour de la Collection Baillon, une vente historique pour un résultat historique ! »
C’est le post que l’on pouvait apprécier sur le mur de Matthieu Lamoure, brillant directeur du secteur automobile chez Artcurial. La fameuse vente Baillon a tenu toutes ses promesses et fera date dans notre petit milieu. La faune des grands collectionneurs, dont le portefeuille n’a d’égal que l’égo, est venue en découdre à Paris, les prédateurs sont venus mordre à pleines dents dans le banc de l’automobile de collection… Sensas, Matthieu Lamoure a réussit une belle partie de pêche et surtout un coup de “com” à enseigner dans les écoles de commerce.

Oui la collection Baillon fut une grande collection avec quelques pièces magnifiques et des monuments comme la Ferrari 250 GT California qui reste incontestablement l’une des autos de route les plus désirées de la marque au Cavallino rampante... Mais pour que cette vente prenne cette ampleur il a fallu tout le talent d'un homme.
© Rémi Dargegen

La pêche au gros selon la méthode Lamoure, c’est avant tout de s’appuyer sur une notoriété qui n’est plus à prouver. Artcurial, c’est la personnalité d’Hervé Poulain et 30 ans de ventes d’exception, spectaculaires, théâtrales et savamment orchestrées. C’est chic d’acheter chez Hervé pour rouler chez Patrick… Fort de la notoriété porteuse de la fameuse maison du rond point des Champs-Elysées, il faut jouer les amnésiques et se présenter comme « l’inventeur » du trésor ! Comme La Vie de l’Auto l’indiquait il y a quelques années sous son titre : “Il n’y a de nouveau que ce qui été oublié !” (Campan). A petites touches, fines et aiguisées comme un hameçon de 10, Mathieu Lamoure affole les réseaux sociaux, comme on taquine la truite à la mouche. Là, où l’homme d’Artcurial est très fort, c’est qu’il fait appel à un tout jeune talent de la photographie de bagnoles : Rémi Dargegen. Du coup, non seulement la découverte est sublime mais le rendu est féérique. C'est du grand art ! Reste plus qu’à balancer l’info dans les rédactions et laisser faire le fameux buzz… Artcurial vient de découvrir le nirvana de la bagnole avec des merveilles de la carrosserie française, enchevêtrées dans les ronces… La plus désirable des Ferrari de route, celle que l’on s’arrache comme un Van Gogh, est présentée le capot enseveli sous des piles de vieux L'Automobile… Sacrilège, les Zorro vont dégainer les dollars pour secourir ces beautés. Mieux, lorsque l’on apprend que la Ferrari désirée a appartenu à l’icône du cinéma français… On atteint la frénésie comme à l’heure de la soupe dans les bacs d’élevage des saumons Norvégiens. Allez, juste histoire de rire, rappelons nous simplement que la Talbot T150C ex Le Mans et Mille Miglia qui comptait parmi les premières voitures de la collection Baillon vendue en juin 1979 avait atteint 160 000 francs. C’est un Allemand qui l’avait acquise à l’époque et l’a revendue en 2013 : 1 461 800 €... à un français ! (source LVA). Avouez que c’est plus efficace que le PEL !
© Rémi Dargegen



Mathieu Lamoure nous a vendu du rêve à la perfection ! Les américains se voient gagner Pebble Beach dans deux ans, les rosbiffs briller chez Lord March et les professionnels “de la profession“ français, maltraités par le RSI, se voient à la tête de chantiers aux retombées pantagruéliques. Alors même les « petites » autos irrécupérables sont des miettes de choix, car aujourd’hui posséder une « Baillon », c’est un peu comme rentrer dans l’histoire. Ça nous rappelle évidemment la vente "Pozzoli" confiée aux mêmes...
Hervé Poulain a réussit à créer un snobisme autour de son étude, Matthieu a réussit le tour de force de créer un snobisme autour d’une vente… La technique Artcurial a atteint des sommets ! Chapeau bas !